Devant un miroir, on se penche, on se rapproche. On n’est plus qu’à quelques centimètres Une distance idéale pour regarder la peau dans ses moindres détails.

Ce comportement nous paraît normal.

Chez nous, il est même devenu automatique.

PS : le pire c’est que parfois, quand le miroir a un énorme rebord ou tout autre « obstacle », on est toujours assez inventif pour trouver une solution pour se rapprocher 😉 Mais ne nous infligeons plus ça…

Mais il est essentiel de se rappeler qu’il n’est PAS normal de se regarder de si près. Cela constitue un des symptômes de la dermatillomanie. Un comportement que nous sommes les seuls à faire, car PERSONNE ne se regarde comme cela.

> La vision de la peau que l’on a à cette distance est une vison déformée de la réalité. En effet, notre peau n’est jamais « vue » comme ça. A part par nous-mêmes dans ces moments-là.

> Cette vue très détaillée de la peau augmente les probabilités de provoquer une crise :

  • Cela fait monter en nous des pensées négatives : « ma peau est horrible », « regarde ces cicatrices », « olala c’est quoi ce truc sur ma joue ? », « ah non mais là je peux pas laisser ça »… Même si cela ne mènera peut être pas tout de suite à une crise, on accumule en nous un ensemble de frustrations et d’émotions négatives…
  • Cela maintient cette « obsession » négative que l’on crée autour de notre peau

En bref : cela ne sert à rien…

>> Je vous rassure, cela reste un combat de tous les jours pour moi aussi 😉

J’ai répété ce comportement tellement de fois… Dans la salle de bain, avec mon petit miroir de poche, dans les cabines d’essayage, les ascenseurs, les toilettes…

Mais maintenant, dès que je me surprends à me regarder de trop près, je me rappelle les 3  règles :

  1. Reculer
  2. Dézoomer
  3. Se regarder dans les yeux

L’objectif : arriver à avoir une « vision globale » de nous-même.

Nous ne sommes pas juste… une peau !

♥️ Post Instagram @peau.ssible

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