«Je ne comprends vraiment pas ce qu’il s’est passé, mais je viens de faire une énorme crise alors que tout allait bien… ». Vous êtes nombreux à me faire cette remarque. Comment expliquer ce type de crise à laquelle on ne trouve aucune explication rationnelle ?

En effet parfois, on se retrouve en crise alors que :

  • On revient d’une séance de sport qui était censée nous permettre d’évacuer
  • Notre peau était juste « parfaite » et il n’y avait rien sur lequel se focaliser
  • On se sentait bien et on était vraiment persuadée que « ce soir tout irait bien »

Mais alors POURQUOI ?

Les raisons sont multiples :

1.Une mauvaise qualité de présence à soi. En tant que dermatillomane, on est souvent profondément déconnecté de nous-mêmes. Le corps nous parle, nous envoie des signaux (de fatigue, de stress, de peur) mais on a beaucoup de mal à les entendre car on ne vit qu’à travers notre mental. Et en plus, on se refuse souvent à les entendre car on n’accepte pas la moindre imperfection (qu’elle soit sur notre peau ou dans la vie). Notre mental nous persuade que « tout va bien », alors on le croit et nos réponses sont inadaptées. On a besoin de repos, de se détendre, d’évacuer une grosse pression. Mais on ne veut pas l’admettre et on s’obstine à  continuer ce que l’on s’est promis (à soi-même) de faire. Ainsi, on tire sur la corde, en pensant bien faire. Mais le corps vient rapidement se rappeler à nous et nous faire prendre une « pause » via la crise…

2.De mauvaises intentions. Faisiez-vous cette séance de sport pour VOUS, pour vous sentir bien ? Ou pour atteindre des objectifs de poids, pour éliminer un repas trop riche, ou pour faire plaisir à quelqu’un d’autre ?

3.Des blessures & schémas dysfonctionnels. Toutes les personnes souffrant d’un trouble psy ont un déséquilibre en elles, un mal-être. Des choses qui nous pèsent, nous peinent. Dans ma majeure partie des cas, on ne s’en rend pas compte car c’est notre mode de fonctionnement. On s’est construit comme ça. C’est souvent une thérapie ou alors une personne très proche à qui l’on se confie (et qui nous renvoie un miroir de nous-même) qui nous permet de le découvrir. Personnellement j’ai par exemple découvert en thérapie que la relation conflictuelle qu’avaient mes parents et le rapport que j’avais avec mon père me pesaient bien plus que ce que j’aurais pu imaginer. J’avais aussi un schéma dis fonctionnel qui nourrissait un dictateur intérieur (« il faut » faire ci ou ça). Tant que je n’avais pas ne travaillé pas sur ces blessures, ces schémas, le moindre élément qui m’y rappelait dans mes journées déclenchait des émotions qui nourrissait bien souvent mes crises à mon insu.

De nombreuses études (et le documentaire INSAE) révèlent que, ce sur quoi l’on peut mettre des mots, ne représente que 12% de notre psychisme. Tout le reste est inconscient, se fait en dehors de notre mental conscient et est fait d’automatismes, de pensées refoulées, de « feeling ». Ainsi, on ne pourra jamais expliquer TOUTES nos crises car beaucoup peuvent répondre à des stimuli qui échappent à notre conscience.

 

Les seules choses sûres sont que :

  • Si l’on met un point d’honneur à prioriser son bien être
  • Si l’on médite et qu’on apprend à être plus connecté à son corps et à mieux en percevoir les signaux

On ne pourra que retarder voire diminuer les crises !

Vous vous êtes déjà dits ça aussi ?

 

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