Pour moi le sport a vraiment été, et est toujours, une thérapie.

J’en fais depuis toute petite, ayant une famille très sportive. C’était plutôt un loisir. Mais ces dernières années, c’est devenu, en plus, un traitement à part entière par rapport à la derma.

En fait le sport me permet de me retrouver vraiment face à moi-même.

Quand je cours sur des longues distances ou que je fais un effort difficile, j’ai l’impression de « voir » la part blessée / noire de moi.

C’est elle qui, dans ces moments-là, me dit : « arrête-toi, t’en peux plus t’y arriveras pas, t’es trop fatiguée, tu as mal ».

C’est exactement la même qui provoque mes crises et m’empêche d’arrêter. Sauf que quand je fais du sport, mon corps est actif lui aussi. C’est comme si l’effort réveillait et donnait plus de poids à la part « forte » de mon mental. Là j’ai vraiment un choix : soit j’écoute mon corps / mon effort, et je continue. Soit je donne raison à ma « petite voix » et j’arrête. Alors que quand on est en pleine crise, finalement rien ne fait vraiment pencher la balance de l’autre côté…

Comme on dit en sport : on « lâche le mental ». Je n’y arrive pas toujours mais quand ça arrive, le sport devient une vraie « méditation active ».

Je me rappelle de ce semi-marathon à Saint Jean de Luz où le 16e km commençait à être dur et il m’en restait 5. Je me suis dit : « ok et si finalement je laissais mes jambes parler et arrêtais de n’écouter que ma tête ? Je suis sûre que mes jambes peuvent le faire ! Je vais essayer de voir où sont mes vraies limites, pas celles que mon mental veut m’imposer ». Finalement les limites ne sont jamais arrivées, je pouvais toujours mettre un pied devant l’autre… Le sport nous force à écouter notre corps, nos besoins, nos sensations.

A être « connecté » à soi, à réunir le corps et le mental. Je suis sûre que vous aussi vous avez beaucoup de mal à faire ça de base…

En conclusion : l’effort « force » mon mental. Et donc le renforce..

Chose qu’il est vraiment dur de faire seul, dans des scènes de vie quotidienne. C’est comme si je modifiais petit-à-petit mes circuits neuronaux à force de traverser des moments durs par le sport. Je deviens alors plus lucide, consciente et résistant face aux « attaques » de la partie noire de moi…

J’apprends aussi à accepter l’échec, à me fixer des objectifs et à avancer pas à pas pour les obtenir. Et le sport me fait office d’exutoire et me permet de créer de nouvelles routines qui remplacent les rituels de crises…

Vous faites du sport vous ? Si oui, pourquoi vous aimez ça ?

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