Comme un ange gardien, j’ai l’impression qu’il est arrivé dans ma vie pour me sortir de tout ce qui n’allait pas… On dit souvent que le couple est la « cellule » qui permet de réparer ce que la famille n’a pas réussi à faire (ou ce qu’elle a elle-même créé..). L’Autre nous apporte une nouvelle vision de la vie, une ouverture d’esprit qui vient chahuter nos propres perceptions. Et un recul sur QUI nous sommes qui permet d’accéder a une nouvelle connaissance de nous-même.

Le couple peut être un stress. Peur de l’intimité, angoisse de dévoiler les facettes les plus « noires » de notre personnalité.

Et s’il ne m’aimait plus en apprenant que j’ai ce TOC ? Et si je le dégoutais sans maquillage ?

Longtemps j’ai eu peur de ça et j’ai eu des copains avec qui je n’arrivais pas à être moi même. Toujours cachée derrière ce masque de maquillage et de peurs… J’avais l’impression qu’ils n’étaient avec moi que pour mon apparence, alors je ne me sentais pas de me montrer « moins jolie ».

Mais avec Lui, c’est différent. C’est le seul dans les bras duquel j’ai pleuré après une crise, qui m’a dit qu’il m’aimait même dans mes pires états, qui m’a toujours écoutée et soutenue, avec un seul objectif : que j’aille mieux.

Pour moi, pour nous…

Bien sûr il me trouve jolie. Mais j’ai cette sensation qu’il m’aime pour tout le reste, pour ce que je SUIS vraiment. Mes mimiques, mon humour, mes goûts, nos valeurs, notre vision de la famille, de la vie… Au début il me voyait après de grosses crises et parfois il ne remarquait même pas ! Ses yeux me regardent et ne me « jugent » pas.

Le couple peut être cette force qu’il manque pour nous motiver vraiment à faire des efforts…. Je vous souhaite de trouver l’amour, le vrai. Celui qui vous fait vous sentir VOUS, qui vous élève parce que les 2 avancent grâce à l’autre. Et n’ayez jamais honte de vous.

Si la personne avec laquelle vous êtes ne vous aime pas dans votre entièreté, est-ce vraiment celle qu’il vous faut ?

Echangez, soyez authentique, ne faites pas de suppositions. L’amour devient encore plus beau quand il est vrai…

> Comment vivez vous le couple en étant dermatillomane ?

Ou quelles peurs vous bloquent?

 

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5 thoughts on “Amour, couple, relations & dermatillomanie ?

  1. Je pleure en lisant ce texte. Je pleure de me savoir incapable après deux ans de relation de me livrer auprès de mon copain. Et pourtant, c’est la personne qui partage ma vie, mes matins, mon lit… Comment je peux vivre avec ce non-dit. Tous ces évitements, ces stratégies pour ne pas être vue ; à nu.
    Cet article est comme une claque pour moi, un semi déni de me savoir dans le silence. Je travaille en TCC à pouvoir m’ouvrir, me confier. Incapable d’ouvrir la bouche et de prononcer ce mot « dermatillomanie », « grattage compulsif de la peau », ces mots résonnent, m’assoment. Comment puis-je être tant enfermée dans la honte ?
    Je partage un deux pièces dans la ville de Montréal, une chambre sans porte, une pression supplémentaire, d’être surprise, découverte, à tout moment.
    J’ai toujours eu ces crises le soir, la nuit, et toujours seule. Jamais de ma vie j’ai eu ce comportement face à quelqu’un, même ma soeur qui pourtant est au courant de tout tout tout. Alors, en colocation ici, je faisais ca le soir, quand j’étais certaine de ne recroiser personne sur mon passage brumeux. Puis, en habitant avec mon copain depuis trois mois, je m’enfonce dans ce même fonctionnement… faire ca discrètement le soir avant d’aller dormir dans le noir. Ou me remaquiller rapidement après une douche pour aller lire dans le lit… En écrivant, je me rends compte de ce calvaire. Celui de ce trouble, mais celui aussi de ne rien avoir jamais dit à mon copain. Bien sur, il me sait angoissée, il me sait en thérapie, il voit et subit mes clivages et mes humeurs. Il sait que dans la salle de bain « je ventile ». Mais le mystère rode autour de « qu’est-ce que je fais ».

    J’ai répondu à ton questionnaire tout à l’heure. Je te remercie pour ce blog, qui ouvre des portes, qui donne de l’espoir, qui donne envie. Et félicitations à toi et à ton rétablissement.

    1. Ana, MERCI pour ton partage ! Pour ce retour d’expérience si touchant… Tout ce que tu évoques me parle tellement. Je m’excuse du délai de réponse. Je suis si heureuse de te voir mettre des mots sur tes maux, découvrir que tu n’es pas seule, que des solutions existent et surtout que tu PEUX réussir à aller mieux.
      En parler est salvateur, mais prends le temps qu’il te faudra !
      Merci d’avoir pris le temps de répondre à mon questionnaire, ça m’aide beaucoup…
      Plein de belles choses à toi aussi 🙂

  2. J’ai comme l’impression que mon commentaire est passé entre les mailles du filet une fois que je l’ai publié. C’était il y a quelque jours, dans un moment de tristesse intense. Je décide donc aujourd’hui, quelques jours après, d’en écrire un à nouveau, car cet article me taraude toujours autant. Je rumine depuis une semaine, je me rends compte plus frontalement de comment je vis mon couple en étant dermatillomane. Je suis en couple depuis 2 ans, mais je partage un appartement avec mon copain depuis 3 mois seulement. Première relation longue et stable et premier appartement en couple de mon côté. Autant vous dire que le cap à passer m’a demandé tout un courage. Au delà du courage, cela me demande une énergie folle.. toutes les stratégies d’évitement ou d’adaptation que je déploie pour ne pas être vue. Mon copain me sait très angoissée, mais ne sait pas pour mon trouble de dermatillomanie. Alors on imagine bien le quotidien qui peut s’avérer être un enfer, les minutes que je passe dans la salle de bain pour assouvir ma crise, mes sorties de douche où je dois me cacher/aller vite ou m’habiller dans la salle de bain. Les lumières que je souhaite constamment tamiser… les samedi ou dimanche matin où je dois réfléchir à comment me lever et me préparer avant qu’il me voit lorsque j’ai eu des crises les jours précédents et que ma peau au naturel est selon moi, immontrable.

    Cet article est venu renforcer le travail que je mène en TCC actuellement. J’ai suivi une thérapie en France qui m’a été utile mais pour d’autres névroses dirons-nous, passages de phobie sociale, de crises d’angoisse, d’agoraphobie. J’ai eu des TOC de rangement dès mes 8 ans. Bref, je vis à Montréal et c’est ici que je mène ma TCC avec une psy spécialisée (à mon grand bonheur car ma psy en France avait apprit le trouble à travers moi). Je suis au stade délicat de l’acceptation, et de doucement arriver à le dire à mon copain. (je nomme beaucoup plus auprès de mes proches déjà et fais tout un travail sur les émotions) Tâche qui me paralyse actuellement, la simple pensée de lui en parler me fait m’effondrer. Pourtant, je le sais intelligent et ouvert à toutes mes angoisses jusque-là. J’ai honte de ce symptôme : celui de gratter, percer. En ayant encore honte moi-même, je fige alors totalement à l’idée de le dire à la personne qui partage ma plus grande intimité. Et c’est pourtant la principale raison de ma souffrance actuellement : me taire, supporter, accumuler, vriller. Puis, je trouve ca aberrant que celui que j’aime et qui m’aime ne soit pas au courant de ce que je représente dans mon entiereté.

    Merci pour ce blog Camille, ton partage, il m’apporte beaucoup et me soutient dans mon long travail de lutte contre la dermatillomanie. Il donne espoir. J’attends avec impatience ton livre.

    1. Coucou Ana ! Non en fait je dois valider les commentaires, c’est pour ça 🙂
      Encore une fois merci pour cet autre partage. tout aussi touchant et authentique que le premier…
      Je comprends tant tes questionnements, j’ai vécu les mêmes.
      Tu peux être très fière de toi pour ce cap passé, effectivement il n’est pas facile !
      Le jour où tu te sentiras prête, tu e parleras à ton copain et je suis sûre que ce sera un énorme soulagement pour toi que de pouvoir te montrer telle que tu es !
      S’il t’aime il l’acceptera et le comprendra, il aura envie de t’aider. S’il ne prend pas la mesure de ton problème, la communication aidera. Ou sinon, c’est qu’il ne te mérite pas:) L’amour dépasse tous les troubles ou problèmes physiques ! Mais je t’assure, moi ça a toujours été un soulagement énorme d’en parler et les réactions ont toujours été très bonnes…

      Bravo aussi pour ta thérapie, c’est courageux d’accepter de se faire aider 🙂

      Merci pour tes mots de soutien.
      Je suis vraiment heureuse que ça t’aide !
      Hâte que tu puisses découvrir le livre 🙂

  3. J’ai comme l’impression que mon commentaire est passé entre les mailles du filet une fois que je l’ai publié suite à un bug de mon ordinateur. C’était il y a quelque jours, dans un moment de tristesse intense. Je décide donc aujourd’hui, quelques jours après, d’en écrire un à nouveau, car cet article me taraude toujours autant. Je rumine depuis une semaine, je me rends compte plus frontalement de comment je vis mon couple en étant dermatillomane. Je suis en couple depuis 2 ans, mais je partage un appartement avec mon copain depuis 3 mois seulement. Première relation longue et stable et premier appartement en couple de mon côté. Autant vous dire que le cap à passer m’a demandé tout un courage. Au delà du courage, cela me demande une énergie folle.. toutes les stratégies d’évitement ou d’adaptation que je déploie pour ne pas être vue. Mon copain me sait très angoissée, mais ne sait pas pour mon trouble de dermatillomanie. Alors on imagine bien le quotidien qui peut s’avérer être un enfer, les minutes que je passe dans la salle de bain pour assouvir ma crise, mes sorties de douche où je dois me cacher/aller vite ou m’habiller dans la salle de bain. Les lumières que je souhaite constamment tamiser… les samedi ou dimanche matin où je dois réfléchir à comment me lever et me préparer avant qu’il me voit lorsque j’ai eu des crises les jours précédents et que ma peau au naturel est selon moi, immontrable. Cet article est venu renforcer le travail que je mène en TCC actuellement. J’ai suivi une thérapie en France qui m’a été utile mais pour d’autres névroses dirons-nous, passages de phobie sociale, de crises d’angoisse, d’agoraphobie. J’ai eu des TOC de rangement dès mes 8 ans. Bref, je vis à Montréal et c’est ici que je mène ma TCC avec une psy spécialisée (à mon grand bonheur car ma psy en France avait apprit le trouble à travers moi). Je suis au stade délicat de l’acceptation, et de doucement arriver à le dire à mon copain. (je nomme beaucoup plus auprès de mes proches déjà et fais tout un travail sur les émotions) Tâche qui me paralyse actuellement, la simple pensée de lui en parler me fait m’effondrer. Pourtant, je le sais intelligent et ouvert à toutes mes angoisses jusque-là. J’ai honte de ce symptôme : celui de gratter, percer. En ayant encore honte moi-même, je fige alors totalement à l’idée de le dire à la personne qui partage ma plus grande intimité. Et c’est pourtant la principale raison de ma souffrance actuellement : me taire, supporter, accumuler, vriller. Puis, je trouve ca aberrant que celui que j’aime et qui m’aime ne soit pas au courant de ce que je représente dans mon entiereté. Merci pour ce blog Camille, ton partage, il m’apporte beaucoup et me soutient dans mon long travail de lutte contre la dermatillomanie. Il donne espoir. J’attends avec impatience ton livre.

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