Le choc de retomber sur cette photo !

De pouvoir me replonger dans ces yeux, dans « mes » yeux…

De revenir à cette époque où ma vie était si simple, si pure, si naïve.

Toi et moi on se ressemble encore un peu. J’ai gardé plein de choses de toi : la peur des araignées, mon goût pour le bleu, le chocolat.

Mais dans le fond, les années qui nous séparent nous ont rendu bien différentes.

J’aimerais me dire que tu es fière de ce que « tu » es devenue. Mais je ne sais pas…

Il y a quelques mois, j’ai vécu une expérience marquante.

Je suis allée voir un psycho-énergéticien. Et il m’a demandé de demander pardon à mon « enfant intérieur ».

Hum… au début j’étais un peu sceptique mais je me suis prêtée au jeu.

Les yeux fermés, après un travail relaxant sur ma respiration, je devais me visualiser enfant. Tout de suite, une image de moi dans un jardin avec une robe blanche est arrivée.

Elle me tendait la main. Elle ne m’en voulait pas…

Lui demander PARDON m’a fait pleurer. C’est dur de réaliser ce qu’on a fait subir à une petite fille qui n’avait rien demandé. Qui ne voulait qu’une chose : être heureuse. Pourtant, je l’ai « abîmée », je l’ai ignorée, je ne l’ai pas écoutée ni respectée…

Mais j’ai eu alors cette intuition qu’elle savait que j’avais fait comme j’avais pu, avec ce que j’avais… C’est notre cas à tous ! On s’est adapté à ce qu’on a pu vivre, ressentir, et qu’on n’a pas su gérer sur le coup. On a créé nos propres « garde-fous » pour garder l’équilibre.

C’était fort comme expérience. Ce qui ressort de ce moment ce n’est pas de la culpabilité. C’est l’envie d’avancer pour ne PLUS faire souffrir cet enfant intérieur. On a la maturité nécessaire aujourd’hui pour comprendre, pour changer, pour avancer différemment. Et cet enfant intérieur il est toujours là en nous. Enfoui, oui sûrement, mais toujours là, quoi qu’il arrive.

Mais alors, qu’est-ce qui a changé depuis ? Qu’est-ce que j’ai perdu et que je pourrais récupérer ?

Se replonger dans ces photos, ces souvenirs, c’est aussi se reconnecter à notre nature profonde, notre état le plus pur et insouciant… Et franchement ça fait du bien de se rappeler d’où on vient pour mieux définir où on va <3

Vous aussi vous aimez vous replonger dans vos photos d’enfant ? Qu’est-ce que cela vous fait ?

Extrait du livre « Prendre soin de l’enfant intérieur » – Thich Nhât Hanh

L’enfant blessé est là mais nous ne voulons pas le voir. Cet enfant a vraiment besoin que nous revenions vers lui pour en prendre soin. Et malgré tout, nous nous détournons de lui. L’ignorance infuse chaque cellule de notre corps et de notre conscience telle une goutte d’eau diluée dans un verre d’eau et nous empêche de voir la réalité. Elle nous pousse à faire des choses idiotes qui nous font souffrir encore plus tout en blessant encore et encore notre enfant intérieur.

Mais l’enfant blesse est aussi présent dans chacune de nos cellules, il n’y en a pas une seule qui ne le porte en elle. Nul besoin de regarder loin dans le passé pour le trouver, il suffit d’y être attentif et le voila qui nous apparait. Sa souffrance est inscrite en nous, maintenant. Notre respiration, nos pas, notre sourire paisible en sont l’huile.

Notre pratique consiste donc à allumer cette lampe pour que brille sa lumière et que se dissipent les ténèbres. Dès l’instant ou nous prenons conscience de l’existence de cet enfant blesse et cessons de l’ignorer davantage, notre compassion pour lui peut grandir et c’est alors que nous commençons à générer l’énergie de la pleine conscience (marche, assise, respiration). Grâce a elle, nous revenons à la sagesse éveillée présente dans chacune des cellules de notre corps . Cette énergie va nous accueillir et nous soigner, et ce faisant elle guérira notre enfant blessé.

Extrait de « Prendre soin de l’enfant intérieur » – Thich Nhât Hanh

Si on est en pleine conscience, on entendra sa voix appeler à laide. Au lieu de faire attention a ceux qui vous entourent, retournez à vous mêmes et prêtez-lui tte votre attention et votre tendresse. Dites-lui : « Dans le passé, je tai laissé seul je suis désolé(e), je vais t’entourer de toute ma tendresse maintenant. Tu as souffert, je tai négligé mais à présent j’ai appris comment revenir à toi ».

Chaque fois qu’on en a besoin, on peut s’asseoir et respirer avec lui. J’inspire je reviens a mon enfant blessé, j’expire je prends soin de lui.

Il est important de revenir à lui plusieurs fois par jour. Lui dire que jamais plus on ne le laissera seul. Il est important de le faire dès a présent. Si vs ne le faites pas maintenant, quand le ferez vous ?

Revenez a lui. Prêtez lui de l’attention chaque jour. 5 ou 10 min. Quand vous vivez quelque chose de bien, invitez le a le partager avec vous.

Cet enfant blessé ne représente pas que nous, mais plusieurs générations. Peut être que nos parents ont souffert toute leur vie, n’ont pas su prendre soin de leur enfant intérieur. Peut être que nos ancêtres ne savaient pas prendre soin de leur enfant blessé et nous l’ont transmis. Le faire c’est briser ce cercle

Soulager nos souffrances et expérimenter de réelles transformations . Si on comprend et aime notre enfant intérieur on souffrira moins. On arrivera mieux à recevoir l’amour des autres, à être dans la compassion, à se lier aux autres. Les relations avec notre entourage seront plus simples.

Revenez à vous et prenez soin de vous. Votre corps, vos sensations, vos sensations, votre souffrance ont besoin de vous.

Faites chaque activité en pleine conscience de façon à être vraiment la. L’énergie de pleine conscience permet de reconnaitre et soigner le petit enfant qui vit en chacun de nous. »

 

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